Les ambitions économiques de Xavier Dullin

Le nouveau président Les Républicains de cette métropole savoyarde a décidé de multiplier par dix le budget consacré au développement économique tout en pariant sur la qualité de vie. Sa stratégie : réorganiser ses services pour plus d’efficacité, proposer des terrains pour accueillir des entreprises et lancer une marque territoriale, “Chambéry Métropole, la Réussite au Grand Air”. Propos recueillis par Lionel Favrot

 

Dans quel état avez-vous trouvé Chambéry Métropole à votre prise de fonction ?

Xavier Dullin : L’institution était en ordre de marche avec un endettement raisonnable qui préservait sa capacité à investir. Ce que j’attribue à sa gouvernance plurielle associant la gauche et la droite avec, comme 1er vice-président aux Finances, Jean-Marc Leoutre, maire de Saint-Jeoires. Un homme de gestion et de responsabilité qui a d’ailleurs conservé ses fonctions. En revanche, le budget consacré au développement économique était anormalement bas puisqu’il représentait seulement 2% du budget général. C’est dire que ce n’était pas une priorité ! Nous avons décidé de le multiplier par dix.

Du coup, d’autres dépenses vont être sacrifiées ?

Nous n’allons rien sacrifié mais nous avons revu l’ensemble de nos dépenses. Il faut savoir que l’Etat va verser 30 millions d’euros de moins à Chambéry Métropole sur ce mandat. Nous devons donc compenser son désengagement mais aussi redéployer notre budget pour consacrer davantage de moyens au développement économique. Exemple : notre réseau de pistes cyclables est déjà suffisamment développé. Nous n’allons pas continuer au même rythme. Les transports en commun restent aussi importants pour nous mais on peut faire l’économie des arrêts de bus en granit de premier choix !

Concrètement, qu’allez-vous faire en faveur du développement économique ?

Nous avons établi un diagnostic du nord au sud de la Métropole qui nous a permis d’identifier plus de 100 ha de terrains disponibles pour des activités industrielles ou logistiques. Rien qu’à Chambéry, 20% de la ville est en requalification. Cette disponibilité foncière est un autre signe factuel du manque d’intérêt pour le développement économique depuis une vingtaine d’années à Chambéry.

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